Journal de l’AST

journal de l'ast aout 2019

Journal de l’AST août 2019

Journal de l’AST août 2019 1320 880 jeremy

A LA UNE : SONIA, AGENT DE MANUTENTION, A RÉGULIÈREMENT MAL AU DOS

LA SITUATION

LE CONTEXTE

Sonia* est agent de manutention depuis 20 ans. Dans le cadre de son travail, elle est amenée régulièrement à manier des charges lourdes pour le chargement et le déchargement de produits au sein de son entreprise.

A son arrivée dans l’entreprise, elle avait pu suivre une formation gestes et postures mais elle dit elle-même qu’elle oublie quelques fois les méthodes « pour aller plus vite » et « parce que c’est plus simple ». Sonia a de plus en plus mal au dos.

A l’occasion d’un entretien infirmier, Madame fait part à l’infirmière référente de l’entreprise de ses douleurs au niveau du dos.

LA PROBLÉMATIQUE

L’infirmière recueille les informations relatives à l’état de santé de Sonia, que ce soit sur le plan physique ou psychique. Elle évalue les expositions de Sonia aux risques professionnels.

Sonia lui explique avoir eu quelques arrêts maladies pour ces douleurs. Suite aux examens médicaux, une hernie discale a été décelée. Mme explique à l’infirmière qu’elle ne souhaite pas se mettre en arrêt car elle a peur d’avoir une perte financière.

L’ACCOMPAGNEMENT

L’infirmière lui propose de faire une alerte auprès du médecin du travail pour une étude de poste. A l’occasion de cet entretien, l’infirmière réaborde avec Madame les bons gestes et les bonnes postures pour qu’elle ait le moins de douleurs possibles. Elle lui donne également le numéro de l’assistante sociale du travail (AST) pour que celle-ci puisse l’informer de ses droits.

Rapidement, l’AST propose un rendez-vous à Sonia. L’AST lui explique ses droits à la prévoyance pour compléter son salaire en cas d’arrêt maladie. Pour la légère perte financière (primes non pris en charge par la prévoyance), l’AST lui donne quelques conseils, notamment par rapport au paiement du crédit immobilier souscrit par Madame.

L’AST évoque aussi avec Madame, sa possibilité de demander la Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) si ses médecins (traitant et spécialistes) jugent que son état de santé nécessite des aménagements de poste plus conséquents.

CONCLUSION

L’accompagnement pluridisciplinaire a permis à Madame d’avoir une prise en charge médico-sociale personnalisée afin de l’aider à se maintenir à son poste de travail.

Qu’est ce que l’étude de poste

Une étude de poste est déclenchée par le médecin du travail afin de réaliser une évaluation du poste de travail selon les caractéristiques du salarié (âge, sexe, situation professionnelle, habitudes hygiéno-diététiques, loisirs et activités sportives…) en prévention ou dès lors que le salarié présente des symptômes ou une pathologie liée ou non à son poste de travail.

Cette étude permet d’analyser les potentiels risques et préconise des actions correctives sur les gestes et postures, une éventuelle modification de l’organisation du travail, des facteurs psycho sociaux.

A l’issu de cette étude des actions préventives à court, moyen et long terme sont proposées à l’employeur. L’étude de poste vous permet d’avoir un échange éclairé avec votre médecin du travail et l’infirmière de l’entreprise.

Pour plus d’informations, rapprochez-vous de l’infirmière de votre entreprise …

Qu’est ce que la prévoyance

Depuis 2016, une couverture santé (mutuelle) minimale est obligatoire dans toutes les entreprises. En complément, dans la majorité des entreprises, les employeurs mettent en oeuvre des contrats collectifs de prévoyance, souvent imposés par les conventions collectives de branche. Cela concerne les salariés, les anciens salariés et leurs ayant-droit.

La prévoyance regroupe différents types de protection :

  • Maintien de salaire en complément des prestations payées par la Sécurité Sociale en cas d’arrêt de travail pour maladie ou accident, professionnel ou non, la maternité ou l’incapacité de travail temporaire ;
  • Assurance contre le risque décès : capital décès, rente éducation pour les enfants à charge ;
  • Assurance contre le risque d’invalidité ;

Pour plus d’informations, rapprochez vous de l’assistante sociale de votre entreprise…

Être entouré et accompagné par une équipe pluridisciplinaire à votre écoute, c’est la garantie d’avoir des conseils de professionnels, en toute confidentialité

04 MAR: LE JOURNAL DE L’AST N° FÉVRIER 2019

04 MAR: LE JOURNAL DE L’AST N° FÉVRIER 2019 960 640 jeremy

A LA UNE : MARIE*, 35 ANS, TECHNICIENNE, N’ARRIVE PAS À JOINDRE LES DEUX BOUTS

LA SITUATION

LE CONTEXTE

Marie*, 35 ans est technicienne et travaille à temps plein. Elle gagne 1300 € net par mois. Elle vit seule avec son  fils Kevin* de 11 ans pour qui elle perçoit une pension alimentaire. Kevin vit à temps plein chez sa mère. Elle est locataire et perçoit une APL de 50€.

LA PROBLÉMATIQUE

Madame n’arrive pas à joindre les deux bouts. Il ne lui reste que 350 € par mois après déduction de ses charges pour l’alimentaire, les vêtements, les produits d’hygiène et l’essence pour venir au travail.

Échangeant avec son collègue de travail, celui-ci l’informe qu’il perçoit la prime d’activité et lui conseille de se renseigner pour elle-même auprès de l’Assistante Sociale du Travail (AST) de son entreprise.

Marie contacte l’assistante sociale du travail présente au sein de son entreprise afin de trouver des conseils et des solutions en toute confidentialité.

L’ACCOMPAGNEMENT

Madame rencontre l’assistante sociale du travail (AST) qui lui propose dans un premier temps, de l’aider à poser son budget. A partir de cet échange, l’AST informe Madame de ses droits et la conseille sur les démarches à engager. L’AST lui propose de faire ensemble une simulation pour la prime d’activité sur le site internet :  https://wwwd.caf.fr/wps/portal/caffr/simulateurpa/ afin de lui expliquer la manière de renseigner les rubriques.

Par exemple, l’AST l’informe que le calcul de la prime d’activité tient compte des revenus d’activité et/ou des indemnités journalières de la Sécurité Sociale de l’ensemble des personnes au foyer, de l’APL et du montant de la pension alimentaire. L’AST précise à  Madame  que la prime d’activité n’est pas imposable. Par ailleurs, l’AST lui indique que le montant de la prime d’activité est pris en compte pour le calcul du quotient familial CAF.

Après simulation, le montant de la prime d’activité que Madame pourrait percevoir s’élève à 279 €. L’AST lui propose de l’aider à faire la demande sur internet pour pouvoir bénéficier de ce dispositif.

Compte tenu que Madame a peu de ressources, l’AST l’informe également qu’elle pourrait demander la revalorisation de la pension alimentaire pour son fils qui est entré au collège et a de plus en plus de besoins. L’AST lui remet le formulaire de demande. L’AST lui propose de se revoir quelques mois après pour faire le point autour de sa situation.

CONCLUSION

L’accompagnement de cette salariée a nécessité deux rendez-vous. Elle a pu augmenter son budget, sans demander la revalorisation de la pension alimentaire car elle ne souhaitait pas réinterpeler le père de Kevin via une nouvelle procédure judiciaire.

Evolution du dispositif depuis Février 2019

La prime d’activité remplace depuis 2016 le Revenu de Solidarité Active (RSA) et la prime pour l’emploi.

Elle est versée, sous conditions, aux salariés et fonctionnaires résidant en France et disposant de ressources modestes pour leur permettre d’exercer leur activité professionnelle tout en soutenant leur pouvoir d’achat.

La composition familiale et les revenus du foyer sont, entre autres, pris en compte dans le calcul de la prime d’activité.

Depuis le 1er Février 2019, la prime d’activité a été revalorisée et est applicable aux revenus professionnels mensuels perçus à partir d’Octobre 2018. La prime d’activité se calcule toujours selon les ressources perçues sur le trimestre précédant la demande.

Autres exemples de situation :

  • Une personne célibataire sans enfant qui gagne moins de 1550 € net / mois, pourrait percevoir 1200€ net /an en plus. ou …
  • Un couple avec 2 enfants gagnant moins de 3000 € net/mois pourrait percevoir 2400 € net /an en plus.

Pour estimer si vous ouvrez droit à la prime d’activité, nous vous invitons à prendre rendez-vous auprès de l’assistante sociale du travail de votre entreprise qui pourra vous présenter le dispositif de manière complète.

Pour les personnes percevant déjà la prime d’activité pensez à signaler à la Caisse des Allocations Familiales (CAF) tout changement de situation professionnelle (ressources) ou familiale, sans attendre la « déclaration trimestrielle de ressources », dans la rubrique « signalez un changement » de votre espace personnel sur le site internet de la CAF.

La prime d’activité en quelques chiffres
  • 5 millions de foyers concernés par ce dispositif
  • Le coût de cette mesure est estimé à 2.5 milliards d’euros
  • Depuis Janvier 2019, le nombre de demandes de prime
  • d’activité reçues quotidiennement par la CAF a été multiplié par 8.
  • Le SMIC est aujourd’hui de 1 522 € brut mensuel.
aidant familial

17 JUIN: LE JOURNAL DE L’AST N° MAI 2019 – LES AIDANTS FAMILIAUX

17 JUIN: LE JOURNAL DE L’AST N° MAI 2019 – LES AIDANTS FAMILIAUX 960 640 jeremy

A LA UNE : JACQUES*, CADRE, 52 ANS, PÈRE DE FAMILLE ET AIDANT FAMILIAL DE SES PARENTS

LA SITUATION

LE CONTEXTE

Jacques*est en couple et a des enfants. Fils unique, il s’occupe tous les jours de ses parents âgés de 74 ans et 79 ans. En effet ils souhaitent rester dans leur logement malgré leurs problèmes de santé et leur difficulté de mobilité (sa mère ayant un handicap).

LA PROBLÉMATIQUE

Jacques* se rend chez ses parents âgés tous les matins et midis pour les aider à préparer les repas. Il lui arrive d’arriver en retard au travail après la pause du midi. Cela qui génère quelques tensions avec ses collègues. Après son travail, il retourne chez ses parents pour les aider : courses, tâches ménagères, aide à la toilette (shampoing), etc… Le soir, après s’être occupé d’eux, il rentre tard à son domicile pour s’occuper de sa famille ce qui génère également des tensions dans son couple.

Il n’a jamais fait appel à une assistante sociale et se rend à la permanence sociale organisée au sein de son entreprise pour avoir des renseignements sur les dispositifs existants, pour évoquer son épuisement et les retentissements sur le travail.

En toute confidentialité, l’assistante sociale va le rencontrer et lui apporter de l’information.

L’ACCOMPAGNEMENT

Rapidement, un rendez-vous est proposé à Jacques*. L’AST constate qu’aucune aide n’a été sollicitée par les parents de Mr.

Afin de soulager Mr, l’AST lui propose de contacter les services départementaux pour une évaluation des besoins de ses parents. En fonction de leur degré de dépendance, ils pourront bénéficier d’heures d’intervention d’un service d’aide à domicile pour les aider au quotidien. Ces heures peuvent être plus ou moins prises en charge financièrement en fonction de leurs ressources.

Face à la perte de mobilité de ses parents, l’AST informe Mr qu’ils pourraient bénéficier d’une Carte Mobilté Inclusion pour bénéficier des places de stationnement réservés aux personnes à mobilité réduite. Il leur est également possible de faire des travaux d’aménagement dans leur logement afin de l’adapter à leurs besoins, certains travaux ouvrant droit à un crédit d’impôt. De plus, pour sa mère ayant eu un handicap avant ses 60 ans, l’AST indique à Mr qu’elle peut demander la Prestation Compensatoire du Handicap jusqu’à ses 75 ans pour aider le couple à aménager leur logement.

L’AST informe Monsieur des autres solutions et aborde avec lui l’entrée en établissement, en dernier recours.

CONCLUSION

L’accompagnement de ce salarié n’a nécessité qu’un seul rendez-vous et quelques échanges par mail. Il a pu mettre en place une nouvelle organisation. Cette organisation est plus compatible avec l’exercice de ses missions et sa vie de famille. De plus, elle lui évite de trop s’épuiser.

Les prénoms ont été modifiés

Les principaux droits des aidants
  • Congé proche aidant : permet aux salariés de cesser temporairement leur activité professionnelle. Ainsi, ils peuvent s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité.
  • Dans le cadre de l’APA, l’aidant familial peut bénéficier d’un droit au répit. Il s’agit de la possibilité de financer des accueils de jours, un accompagnement à domicile, un séjour de vacance pour la personne à aider, un hébergement temporaire pour celle-ci, de bénéficier d’une aide de l’APA lorsque l’aidant est salarié de son parent par CESU
  • Dans le cadre de la PCH, l’aidant peut percevoir un dédommagement, si la personne aidée a besoin d’une aide totale aux gestes du quotidien et une présence quasi constante.
  • Validation de trimestres de cotisations vieillesse complétant la durée d’assurance. Cela permet d’éviter une éventuelle décote sur la retraite de l’aidant familial. L’affiliation à l’assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF) est gratuite.
  • Possibilité d’échange avec des groupes d’entraide et de parole. Il sont organisés par les mairies, la CARSAT ou les organismes de retraite du parent concerné.
  • Don de jours de congés ou récupération en temps de travail de la part des collègues de travail lors d’une situation exceptionnelle.
  • Congé de solidarité familiale pour accompagner un proche en fin de vie
  • En cas d’hospitalisation de l’aidant : la loi prévoit la mise en place d’un dispositif d’urgence afin de prendre en charge temporairement la personne aidée au-delà des montants et des plafonds des plans d’aide.
Je suis aidant familial lorsque …

… Je viens en aide, de manière non professionnelle, à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de mon entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Il peut, par exemple, s’agir d’un parent âgé ou d’un enfant handicapé.

Lexique
  • AST : Assistante Sociale du Travail
  • APA : Allocation Personnalisée d’Autonomie
  • CESU : Chèque Emploi Service Universel
  • PCH : Prestation de Compensation du Handicap

Journal de l’AST : Julie Z prend son indépendance

Journal de l’AST : Julie Z prend son indépendance 960 640 jeremy

A LA UNE : JULIE Z PREND SON INDÉPENDANCE

LA SITUATION

Julie, 22 ans, démarre un contrat en alternance en vue d’une licence dans le domaine informatique. Actuellement, elle vit chez ses parents à Lyon et a trouvé un employeur sur Grenoble. Elle effectue le trajet tous les jours en train et commence à ressentir la fatigue. De plus, son tuteur, lui a fait plusieurs remarques sur ses difficultés de concentration et est de moins en moins tolérant concernant ses retards fréquents dûs au train. Il insiste à présent pour qu’elle récupère son temps le soir, ce qui accentue sa fatigue et l’oblige à attendre le train plus d’une heure. Julie s’inquiète pour la suite de sa formation et décide d’aller voir l’assistante sociale du travail.

L’ACCOMPAGNEMENT

Julie passe au bureau de l’assistante sociale qui la reçoit immédiatement n’étant pas en rendez-vous à ce moment-là. Elles font ensemble le point sur la situation de Julie. L’AST lui confirme que la distance entre son domicile et l’entreprise peut être à la fois un risque pour sa santé et pour la suite de la formation et propose de réfléchir ensemble à une solution.

Il ressort que le mieux serait de prendre un logement à proximité de l’entreprise. Toutefois, Julie est particulièrement inquiète quant à la charge financière que représente un logement et sa capacité à gérer son budget compte tenu de ses faible ressources.

L’AST présente à Julie les options qui s’offrent à elle : chambre chez l’habitant, Foyer Jeune Travailleur (FJT) ou encore studio indépendant. Elle lui présente également les aides financières auxquelles elle peut prétendre.

Julie décide de faire une demande de place en FJT qui propose un logement meublé et un service de blanchisserie pour un faible coup. Elle pourra bénéficier d’une Aide au logement (APL), et d’un complément Mobili- Jeune. L’AST l’oriente vers le service de gestion des FJT local qui lui propose un rendez-vous rapidement pour les formalités.

CONCLUSION

Un mois après avoir vu l’assistante sociale du travail, Julie a pu entrer dans son logement pour lequel il ne lui restera finalement que 50€ à payer chaque mois.

Elle a bénéficié de l’accompagnement de l’assistante sociale pour faire ses démarches administratives et mettre en place son budget. De plus, elle peut rentrer chaque week -end chez ses parents. Elle est plus reposée, n’arrive plus en retard et a retrouvé toute son efficacité.

Qu’est-ce qu’un foyer de jeunes travailleurs ?

Les Foyers de Jeunes Travailleurs favorisent l’accès au logement et l’accompagnement. Ils s’adressent à des jeunes entre 18 ans et 30 ans, en formation ou activité professionnelle, mais également stagiaire ou en recherche d’emploi. Le FJT propose des appartements indépendants, équipés d’une kitchenette dans des bâtiments sécurisés avec gardiennage.

Alternants ou parents d’alternant, quelques liens à connaitre :
  • www.caf.fr pour demander l’aide au logement
  • www.actionlogement.fr  pour demander l’aide MOBILI  JEUNE
  • Le Conseil Habitat Jeune (CHJ), service d’accueil et d’information pour les jeunes sur le département de l’Isère : 04.76.40.12.65
  • Email : chj@umij.org
Autres pistes pour trouver un logement :
assistante sociale en entreprise

Journal de l’AST : Jessica F. a des difficultés de logement

Journal de l’AST : Jessica F. a des difficultés de logement 960 639 jeremy

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A LA UNE : JESSICA, GESTIONNAIRE ADMINISTRATIVE A DES DIFFICULTÉS DE LOGEMENT…

LA SITUATION

LE CONTEXTE

Jessica F. a 35 ans, elle est gestionnaire administrative depuis 8 mois. Il y a 4 mois, son mari a perdu son emploi et les ressources du foyer ont été fortement réduites. Ils n’ont pas pu payer le loyer du mois dernier. De plus, ils ne pensent pas être en mesure de régler celui du mois à venir. Ses difficultés financières angoissent Jessica. De plus elle n’a pas de proches auxquels demander de l’aide. Elle a du mal à se concentrer sur son travail et commet de plus en plus d’erreurs, son manager ne comprends pas ce changement d’attitude et elle finit par lui faire part de sa situation. Il lui conseille de rencontrer l’assistante sociale en entreprise – AST – pour tenter de trouver une solution.

L’ACCOMPAGNEMENT

L’assistante sociale en entreprise fait l’analyse du budget du couple et propose à Jessica F. de prendre contact avec le service CIL-PASS ASSISTANCE ® de l’ACTION LOGEMENT pour faire une demande d’aide au maintien au logement.

La commission, après délibération et étude de son dossier, accepte de prendre en charge 3 mois de loyer pour aider ce jeune couple à affronter cette période difficile. En parallèle, l’assistante sociale explique à Jessica F. que son loyer dans le secteur privé est un peu trop élevé au regard de ses ressources.

Elle propose donc à Jessica F. de déposer une demande de logement social auprès de l’ACTION LOGEMENT pour bénéficier d’un loyer plus adapté. Elle l’accompagne dans la constitution de son dossier, contacte le service locatif pour faire part du caractère urgent de cette demande de logement et rédige un courrier social pour appuyer la demande du couple auprès du bailleur, le moment venu.

Après un mois d’attente Jessica F. obtient un nouvel appartement, l’ACTION LOGEMENT lui octroie une AVANCE LOCA-PASS® pour l’aider à régler le dépôt de garantie.

CONCLUSION

Grace à l’accompagnement de l’assistante sociale en entreprise, Jessica a pu rééquilibrer son budget et retrouver sa sérénité. Elle n’a plus de difficultés pour le paiement de son loyer et a retrouvé sa rigueur habituelle dans son travail.

Qu’est-ce que « l’Action logement » ?

L’Action Logement (ex 1% patronal) est un acteur majeur du logement social en France. Son rôle principal est de faciliter l’accès au logement pour favoriser l’emploi.

Pour cela, il s’appuie sur la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC). Toutes les entreprises du secteur privé d’au moins 20 salariés la verse. Cet argent permet :

  • La construction de nouveaux logements
  • La réservation de biens à la location dans le parc locatif public en direction des salariés
  • Le versement d’aides financières permettant l’accès et le maintien dans le logement
  • Des prêts à l’acquisition avec service de courtage gratuit et des prêts pour la réalisation de certains travaux
  • De faciliter la mobilité professionnelle

Chaque entreprise dispose d’un interlocuteur privilégié pour accéder aux services action logement.

Zoom sur …

Le CIL-PASS ASSISTANCE ® est un service d’assistance logement dédié aux salariés en difficulté dans leur parcours résidentiel. Les personnes concernées sont confrontées à des situations professionnelles ou personnelles, qui présentent des risques ou des difficultés pour se maintenir dans leur logement ou pour accéder à un logement. Le CIL-PASS ASSISTANCE ® permet de bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Il permet également de disposer de diverses solutions pour surmonter une étape difficile. Cet accompagnement est gratuit et confidentiel.

L’AVANCE LOCA-PASS ® permet de verser immédiatement le dépôt de garantie demandé par le bailleur et de le rembourser petit à petit, sans payer d’intérêts, sur une durée maximale de 25 mois. Son montant est de 500 € maximum.

Cette aide au logement est ouverte aux jeunes de moins de 30 ans et aux salariés du secteur privé non agricole. »

Référence : site ACTION LOGEMENT

Journal de l’AST : Carlos D. est en instance de divorce

Journal de l’AST : Carlos D. est en instance de divorce 960 640 jeremy

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A LA UNE : CARLOS 48 ANS, TECHNICIEN, EST EN INSTANCE DE DIVORCE

LA SITUATION

LE CONTEXTE

Carlos D, 48 ans est technicien. Il est marié et a deux enfants de 15 et 17 ans. Son couple traverse une crise importante depuis plusieurs mois. Il y a 3 semaines, sa femme lui a finalement annoncé qu’elle demandait le divorce. Elle lui a demandé de quitter le domicile.

Carlos n’ayant pas envisagé d’en arriver là, est perdu. Ne sachant comment faire il s’est installé provisoirement chez ses parents. Ils vivent à 70 km de son lieu de travail.

Il décide de contacter l’assistante sociale du travail (AST) présente dans son entreprise. Il veut savoir ce qu’il doit faire dans le cadre de la procédure de divorce. Carlos souhaite trouver au plus vite un nouveau logement. En effet, les trajets fatiguent Carlos, il est déjà arrivé en retard 3 fois ce mois-ci. Son manager commence à lui faire des remarques).

L’ACCOMPAGNEMENT

Dans un premier temps l’AST informe Carlos sur ses droits, l’oriente et le conseille concernant le divorce : obligation de faire appel à un avocat, explication des différentes procédures, du coût, des délais et des droits et devoirs des deux époux vis-à-vis l’un de l’autre et des enfants, mise en place éventuelle d’une convention fixant la résidence, les pensions et les visites aux enfants en attendant le jugement du Juge aux Affaires Familiales (JAF)…

L’AST rencontre le salarié régulièrement lors des permanences au fil des mois pour faire le point sur l’évolution de sa situation familiale, l’accompagner dans ses démarches et trouver des solutions financières au regard de la modification de ses revenus. Elle le conseille en fonction des évolutions de la procédure. Elle est à l’écoute du mal être généré par cette séparation et est attentive à la situation des enfants qui sont impactés par le divorce (garde alternée et positionnement éducatif, scolarité,…). Les conseils et échanges avec l’AST permettent à Carlos de se rassurer dans son rôle de père et de retrouver un nouvel équilibre avec ses enfants.

Concernant son logement …
L’AST l’informe que sans décision du JAF, il n’a aucune obligation de quitter le logement familial et peut en disposer au même titre que sa femme. Quitter le logement pourrait être considéré au moment du jugement comme un « abandon du domicile ». Cet acte serait retenu comme élément à charge contre lui par le JAF. Carlos au regard des tensions dans le foyer ne souhaite pas y retourner. L’Assistant sociale du travail l’invite à rédiger une convention avec sa femme stipulant qu’il quitte le domicile à sa demande. L’AST aide Carlos dans ses démarches pour lui permettre de retrouver au plus vite un logement à proximité de l’entreprise permettant l’accueil de ses enfants (espace suffisant, proximité du lieu de scolarisation…).

L’AST invite Carlos à informer son manager de sa situation. Ce dernier a ainsi pu faire preuve de souplesse et aménager les horaires de Carlos le temps qu’il stabilise sa situation et retrouve un logement plus proche.

CONCLUSION

L’accompagnement du salarié s’est étalé sur une période d’environ 9 mois au cours desquels il aura pu stabiliser sa situation familiale et financière, retrouver un logement et retrouver l’assiduité à son poste de travail.

Le divorce en chiffre
  • Dans 3 cas sur 4, c’est l’épouse qui demande le divorce
  • 68% des femmes qui divorcent ont une activité professionnelle
  • Dans 83% des cas, on confie la garde des enfants à la mère
  • Dans 64% des cas, on attribue la résidence du ménage à la femme
  • 1h de travail facturée par un avocat coûte généralement entre 150€ et 250€
  • le coût d’un divorce pour faute est de l’ordre de 2 500 à 4 500€ (plus pour les cas particuliers)
  • On peut accorder aux personnes ayant de faibles revenus une aide juridictionnelle totale ou partielle pour régler les frais liés à la procédure (plus d’information sur www.service-public.fr)
Nouvelle procédure 2017

Depuis le 1er janvier 2017, la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel est en vigueur. Il s’agit d’un divorce « déjudiciarisé ». On le nomme souvent le « divorce amiable sans juge ». Afin d’être plus précis il convient de le nommer « le divorce par consentement mutuel sans juge ».

L’intérêt de cette nouvelle procédure est une réduction significative de la durée et du coût (chaque conjoint doit obligatoirement disposer de son propre avocat).

A noter que, les deux futurs ex-conjoints, pour prévenir tout risque d’abus, devront prouver le caractère « amiable » du divorce. Il  éviterait que l’un d’eux se retrouve lésé (souvent lorsqu’il y a des bien en jeu dans la séparation : par exemple une maison).